Impacts crise COVID sur le crowdfunding © Crowdfundingrama.com/stock.adobe.com

CrowdFunding : quels sont les impacts de la crise de 2020 ?

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Un arrêt brutal et une lente reprise

La sortie du confinement en France n’a pas vraiment changer la donne. Tout repart lentement. Mais malgré la pandémie, le marché poursuit sa progression au premier semestre et atteint de nouveaux records selon le baromètre FundImmo. Cette plateforme a publié les résultats du baromètre semestriel du crowdfunding immobilier CrowdFunding Immobilier Catégorie en fort développement parmi les thématiques du crowdfunding, le financement participatif immobilier séduit largement les Français, pour lesquels la pierre reste un investissement sécurisant. A tort ou à raison. en France, réalisé en collaboration avec Hello Crowdfunding CrowdFunding Le crowdfunding, ou financement participatif, permet à des particuliers ou des personnes morales de financer sous forme d’emprunts obligataires des projets de TPE et PME sans passer par les intermédiaires financiers traditionnels tels que les banques. Il s’est largement développé avec l’expansion d’internet.
Pour les investisseurs, le crowdfunding permet de diversifier ses investissements en contre-partie d’un risque de perte en capital et d’un risque d’illiquidité. Afin d’éviter les fraudes, la loi sur le crowdfunding d’octobre 2016 oblige les plateformes de crowdfunding à s’immatriculer auprès de l’ORIAS.
. Malgré un semestre marqué par l’épidémie de Covid-19 et les mesures de confinement, le marché a poursuivi sa croissance avec des montants de collecte et de remboursement en forte hausse.

Principaux indicateurs

  • 184 millions d’euros collectés (+43% par rapport au S1 2019) pour financer 229 projets (+7%)
  • 76,6 millions d’euros remboursés (+82% par rapport au S1 2019) concernant 139 projets (+48%)
  • 9,4% de rendement annuel moyen, pour des investissements d’une durée de 21 mois en moyenne
  • Une forte concentration des projets dans le résidentiel (86% des projets financés)
  • Une polarisation régionale des investissements. L’Ile-de-France capte près de 50% de la collecte.
  • Un taux de retard de moins de 6 mois de 9,48% (+ 3,07 points par rapport à l’année 2019) et un taux de retard de plus de 6 mois de 10,10% (+ 2,41 points par rapport à l’année 2019). Le taux de défaut reste quasi stable à 0,74% (+ 0,17 point).

Des ralentissements pour les lancements de projets

Depuis plus de 10 ans maintenant, de nombreuse start-up, TPE ou encore PME se sont tournées vers l’engouement des plateformes de crowdfunding CrowdFunding Le crowdfunding, ou financement participatif, permet à des particuliers ou des personnes morales de financer sous forme d’emprunts obligataires des projets de TPE et PME sans passer par les intermédiaires financiers traditionnels tels que les banques. Il s’est largement développé avec l’expansion d’internet.
Pour les investisseurs, le crowdfunding permet de diversifier ses investissements en contre-partie d’un risque de perte en capital et d’un risque d’illiquidité. Afin d’éviter les fraudes, la loi sur le crowdfunding d’octobre 2016 oblige les plateformes de crowdfunding à s’immatriculer auprès de l’ORIAS.
. Une façon pour elles de lever des fonds destinés à financer un projet précis. Leur investisseurs, des épargnants qui veulent investir dans des projets ayant plus de sens et des entreprises à impact positif. Aujourd’hui, en pleine crise du covid-19, ces plateformes sont toutes confrontées à une activité au ralenti, quasi nulle. C’est ce que nous confirme Nicolas Sérès, président fondateur de WiSEED : « C’est un arrêt brutal, qui s’il venait à se prolonger, pourrait précipiter de jeunes sociétés et des entreprises financièrement fragiles vers la cessation d’activité ».
Autre point noir, certains dossiers de demandes d’ouverture de projets sont soumis à des contraintes administratives, notamment dans l’immobilier. « Une part conséquente des demandes sont en attente d’avoir tous les éléments nécessaires à leur entrée sur le marché du financement participatif » ajoute Nicolas Sérès.

Des secteurs qui résistent mieux

La plateforme WiSEED finance principalement des projets dans les secteurs de l’environnement, l’immobilier, les énergies renouvelables, le numérique, la santé, l’alimentation, le secondaire et le tertiaire. Certains secteurs résistent mieux à la crise. « D’une manière générale, je trouve que le modèle du financement participatif est plus résilient au contexte de la crise actuelle », indique Nicolas Sérès.

Des gels de remboursement accordés

Pour les prêts octroyés aux entreprises, via le crowdfunding CrowdFunding Le crowdfunding, ou financement participatif, permet à des particuliers ou des personnes morales de financer sous forme d’emprunts obligataires des projets de TPE et PME sans passer par les intermédiaires financiers traditionnels tels que les banques. Il s’est largement développé avec l’expansion d’internet.
Pour les investisseurs, le crowdfunding permet de diversifier ses investissements en contre-partie d’un risque de perte en capital et d’un risque d’illiquidité. Afin d’éviter les fraudes, la loi sur le crowdfunding d’octobre 2016 oblige les plateformes de crowdfunding à s’immatriculer auprès de l’ORIAS.
, certaines plateformes, comme October, ont annoncé des mesures exceptionnelles. C’est le cas de la société October, composée d’un portefeuille de 800 PME financées en France, en Espagne, en Italie, au Pays-Bas et en Allemagne.

Elle a annoncé un gel de trois mois de tous les remboursements dus par ces sociétés. « Cette décision concerne les remboursements de prêts (intérêts et capital) aux investisseurs prévus en avril, mai et juin. En sondant les entreprises ayant des dettes en cours : 30 % affirment qu’elles sont déjà impactées et 60 % signalent qu’elles le seront à moyen terme », a détaillé October dans un communiqué.